Les probabilités en seconde deviennent claires avec une méthode
Les probabilités en seconde mesurent la chance qu’un événement se produise dans une expérience aléatoire. Elles se calculent en reliant les issues possibles aux issues favorables, puis en vérifiant que le résultat obtenu est compris entre 0 et 1.
Par Soraya Kermadec

Les probabilités en seconde mesurent la chance qu’un événement se produise dans une expérience aléatoire. Elles se calculent en reliant les issues possibles aux issues favorables, puis en vérifiant que le résultat obtenu est compris entre 0 et 1.
Une boîte contient des cartes numérotées, mais tirer une carte paire ne répond pas à la même question que tirer la carte numéro 4. Cette distinction suffit souvent à éviter les erreurs les plus fréquentes en probabilités. Pour progresser, il faut nommer précisément les issues, définir l’événement étudié et traduire chaque information avant de calculer. Les fractions, les ensembles et une lecture attentive de l’énoncé constituent les principaux prérequis pour raisonner avec rigueur.
Comprendre l'expérience aléatoire et les événements
Une expérience aléatoire est une situation dont les résultats possibles sont connus, mais dont le résultat obtenu ne peut pas être prévu avec certitude. Avant de commencer les probabilités en Seconde, il faut savoir lire une fraction et distinguer une situation certaine d’une situation incertaine. Une issue est un résultat possible. L’ensemble de toutes les issues est l’univers, noté Ω. Par exemple, une boîte contient des cartes identiques numérotées 1,2,3,4 et 5 ; on tire une carte. Alors Ω = {1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5}. L’événement A : « obtenir un nombre impair » contient les issues 1,3 et 5 : un événement peut donc contenir plusieurs issues. Un événement élémentaire ne contient qu’une issue, comme « obtenir 4 ». L’événement impossible ne contient aucune issue, par exemple « obtenir 8 ». Attention : la carte réellement tirée est un résultat ; l’événement est la condition que l’on cherche à étudier.
Calculer la probabilité d’un événement
Quand toutes les issues ont la même chance d’être obtenues, elles sont équiprobables. Pour calculer une probabilité, on utilise alors P(A) = nombre d’issues favorables / nombre total d’issues possibles. Les issues favorables sont celles qui réalisent l’événement A, et non celles que l’on aimerait obtenir.
- Écrire l’univers Ω.
- Compter toutes les issues possibles.
- Repérer les issues favorables à A.
- Écrire la fraction correspondante.
- La simplifier si possible.
- Vérifier que le résultat est compris entre 0 et 1.
Une probabilité peut être exprimée sous forme de fraction, de nombre décimal ou de pourcentage. Dans une loi de probabilité, les issues ne sont pas forcément équiprobables : chacune reçoit sa propre probabilité. La règle à contrôler reste la même : la somme des probabilités de toutes les issues de l’univers vaut 1. Il faut donc lire l’énoncé avant de choisir la formule adaptée.
Réunion, intersection et événement contraire
Pour lire les probabilités correctement, traduisez d’abord les mots. « A et B » désigne l’intersection A ∩ B : elle rassemble les issues qui réalisent simultanément les deux événements. « A ou B » désigne la réunion A ∪ B : elle comprend les issues qui réalisent A, B, ou les deux. Ce « ou » est inclusif. La formule P(A ∪ B) = P(A) + P(B) − P(A ∩ B) évite un doublon : les issues communes ont été comptées une première fois dans P(A), puis une seconde fois dans P(B), donc on les retire une fois. Si A et B sont incompatibles, aucune issue ne les réalise ensemble : leur intersection est vide et P(A ∩ B) = 0. L’événement contraire de A, noté « non A » ou parfois « A barre », regroupe les issues qui ne réalisent pas A. On a alors P(non A) = 1 − P(A). L’erreur classique consiste à confondre « et », plus restrictif, avec « ou », plus large.

Exemple guidé : organiser les calculs sans se tromper
Hypothèses. Une boîte contient 12 jetons identiques numérotés de 1 à 12. On tire un jeton au hasard. A est l’événement « obtenir un multiple de 3 » et B l’événement « obtenir un nombre pair ».
Calculs. A = {3 ; 6 ; 9 ; 12}, donc P(A) = 4/12. B = {2 ; 4 ; 6 ; 8 ; 10 ; 12}, donc P(B) = 6/12. Les jetons communs aux deux événements sont A ∩ B = {6 ; 12} : P(A ∩ B) = 2/12. Ainsi, P(A ∪ B) = 4/12 + 6/12 − 2/12 = 8/12, soit 2/3.
Conclusion. La probabilité de tirer un jeton qui est un multiple de 3 ou un nombre pair est 2/3. Pour vérifier, comptez directement A ∪ B : {2 ; 3 ; 4 ; 6 ; 8 ; 9 ; 10 ; 12}. On retrouve 8 issues sur 12. Les écritures 8/12 et 2/3 sont différentes, mais elles représentent bien la même probabilité.
Vérifier son résultat et s’entraîner efficacement
Une vérification solide commence par l’univers : toutes les issues possibles sont-elles présentes, sans oubli ni répétition ? Vérifiez ensuite que les issues favorables répondent exactement à la condition demandée. Une probabilité doit être comprise entre 0 et 1 ; un événement certain a pour probabilité 1 et un événement impossible a pour probabilité 0. Pour une réunion, recherchez systématiquement les issues communes : elles ne doivent pas être comptées deux fois.
Choisissez aussi une représentation adaptée. Une liste d’issues convient à un petit univers ; un tableau aide à classer des résultats selon deux critères ; un diagramme peut rendre visible une intersection. Un arbre de probabilités n’est pas nécessaire dans toute situation : il devient surtout utile lorsque l’expérience se déroule en plusieurs étapes successives. Pour progresser, inventez des tirages, définissez vos événements, puis comparez deux méthodes de comptage. En conclusion, une bonne résolution repose sur la lecture des événements, le calcul justifié et le contrôle final. Pour approfondir, consultez les ressources internes de mathématiques sur les fractions, les ensembles et les statistiques de Seconde.
Questions fréquentes
Comment calculer une probabilité en Seconde ?
Si les issues sont équiprobables, divisez le nombre d’issues favorables par le nombre total d’issues de l’univers. Identifiez d’abord clairement l’événement demandé. Simplifiez ensuite la fraction si possible et vérifiez que le résultat reste compris entre 0 et 1.
Comment calculer P(A et B) ?
P(A et B) correspond à P(A ∩ B). Listez les issues qui réalisent à la fois A et B, puis calculez leur probabilité. Dans une situation équiprobable, comptez ces issues communes et divisez leur nombre par le nombre total d’issues possibles.
Comment calculer une union en probabilité ?
Pour calculer P(A ∪ B), additionnez P(A) et P(B), puis retirez P(A ∩ B) : P(A ∪ B) = P(A) + P(B) − P(A ∩ B). Cette soustraction évite de compter deux fois les issues appartenant simultanément aux deux événements.
Qu’est-ce qu’une loi de probabilité en Seconde ?
Une loi de probabilité associe une probabilité à chaque issue d’une expérience aléatoire. Les issues peuvent avoir des chances différentes. Pour la contrôler, vérifiez que chaque probabilité est comprise entre 0 et 1 et que leur somme sur tout l’univers vaut 1.
Pour résoudre un exercice de probabilités, commencez par écrire l’univers et les événements avant toute opération. Identifiez ensuite les issues favorables, choisissez la formule adaptée et contrôlez la cohérence du résultat. Reprenez un exemple en modifiant les données : cette vérification aide à distinguer une règle comprise d’une formule seulement mémorisée.
Actualisé le 25/07/2026




