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Les probabilités en 4ème se calculent avec méthode

En 4ème, une probabilité mesure la chance qu’un événement se produise lors d’une expérience aléatoire. Lorsque toutes les issues ont la même chance d’apparaître, elle se calcule en divisant le nombre de cas favorables par le nombre total de cas possibles.

Par Gaspard Nivelle

Les probabilités en 4ème se calculent avec méthode

En 4ème, une probabilité mesure la chance qu’un événement se produise lors d’une expérience aléatoire. Lorsque toutes les issues ont la même chance d’apparaître, elle se calcule en divisant le nombre de cas favorables par le nombre total de cas possibles.

Une roue partagée en huit secteurs colorés peut sembler facile à analyser, mais un calcul devient faux dès qu’un secteur est compté deux fois ou qu’une situation non équiprobable est traitée comme si elle l’était. Les probabilités demandent surtout de l’ordre : repérer les résultats possibles, définir l’événement étudié, compter avec soin puis contrôler la cohérence de la fraction obtenue. Cette méthode aide à raisonner sur une chance, sans prétendre deviner le résultat d’un essai isolé.

Comprendre les probabilités en Quatrième

En Quatrième, une probabilité exprime la chance qu’un événement se produise dans une expérience aléatoire. Sa valeur est comprise entre 0 et 1 : 0 correspond à l’impossible et 1 au certain. Une expérience est dite aléatoire lorsque l’on connaît les résultats envisageables, mais pas celui qui arrivera avant l’essai. Lancer un dé équilibré ou tirer un jeton sans regarder sont des expériences aléatoires. Chaque résultat possible est une issue, aussi appelée éventualité. Un événement regroupe une ou plusieurs issues : « obtenir un nombre pair » lors d’un lancer de dé est un événement. Lorsqu’il ne contient qu’une seule issue, comme « obtenir 5 », c’est un événement élémentaire. Pour débuter les probabilités 4ème, il faut savoir compter, lire une fraction et la simplifier. Les probabilités permettent de raisonner sur les chances : elles ne disent jamais avec certitude ce qui se passera lors d’un essai isolé.

Calculer la probabilité d’un événement pas à pas

Dans une situation équiprobable, toutes les issues ont la même chance d’apparaître. Le calcul devient alors rigoureux si l’on suit une méthode complète :

  1. Décrire précisément l’expérience réalisée.
  2. Lister ou représenter toutes les issues possibles.
  3. Vérifier que ces issues sont équiprobables.
  4. Définir clairement l’événement étudié.
  5. Compter les cas favorables à cet événement.
  6. Écrire la fraction, la simplifier puis interpréter son résultat.

Par exemple, une roue comportant plusieurs secteurs n’est pas forcément équiprobable : si les secteurs ont des tailles différentes, une couleur peut avoir davantage de chances d’être atteinte, même si chaque couleur apparaît le même nombre de fois. Il ne suffit donc pas de compter les couleurs.

Replay Cours 4ème - Probabilités — Droles2Maths
1
Identifier toutes les issues possibles.
2
Vérifier qu'elles ont la même chance d'apparaître.
3
Compter les cas favorables à l'événement.
4
Diviser les cas favorables par les cas possibles.
5
Simplifier la fraction et vérifier qu'elle est entre 0 et 1.
Étapes pour calculer une probabilité dans une situation équiprobable

Reconnaître les différents événements

Avec un dé équilibré, les événements se distinguent selon les issues qu’ils contiennent. Le tableau aide à employer le vocabulaire juste.

Type d’événementExemple avec un déProbabilitéComment le reconnaître
Événement certainObtenir un nombre de 1 à 61Toutes les issues le réalisent.
Événement impossibleObtenir 70Aucune issue ne le réalise.
Événement contraireNe pas obtenir un nombre pair1/2Il rassemble toutes les issues exclues par l’événement initial.
Événements incompatiblesObtenir un nombre pair et impair0Ils ne peuvent pas se réaliser ensemble.

Si A est l’événement « obtenir un nombre pair », son contraire est « obtenir un nombre impair ». On peut donc calculer la probabilité du contraire avec 1 − probabilité de A. Attention : des événements incompatibles ne sont pas forcément contraires. « Obtenir 1 » et « obtenir 2 » sont incompatibles, mais leur contraire respectif contient aussi les autres faces du dé.

Exemple corrigé : obtenir une somme égale à 4 avec deux dés

Exemple corrigé : obtenir une somme égale à 4 avec deux dés

Hypothèses. Deux dés distinguables, équilibrés, sont lancés une fois chacun. Les dés sont distinguables car l’on note séparément le résultat du premier et celui du second : le couple (1 ; 3) n’est donc pas le même résultat que le couple (3 ; 1).

Calculs. Chaque dé possède 6 issues, ce qui donne 6 × 6 = 36 couples ordonnés possibles. Pour obtenir une somme égale à 4, on peut obtenir (1 ; 3), (2 ; 2) ou (3 ; 1). Il y a donc 3 cas favorables. La probabilité cherchée est 3/36, soit 1/12 après simplification.

Conclusion. La chance théorique d’obtenir une somme de 4 est 1/12. Pour contrôler le dénombrement, les 3 couples favorables sont bien distincts et les 33 autres couples donnent une somme différente : 3/36 + 33/36 = 1. Cela ne signifie pas qu’une somme de 4 apparaîtra obligatoirement une fois sur douze lancers ; le résultat de chaque lancer reste aléatoire.

Vérifier son résultat et distinguer fréquence et probabilité

Avant de rendre un calcul, effectuez quatre contrôles simples. Une probabilité doit être comprise entre 0 et 1. Son numérateur ne peut pas dépasser son dénominateur. Chaque cas possible doit avoir été compté une seule fois. Enfin, le résultat doit être cohérent : un événement très courant dans la situation ne peut pas avoir une fraction minuscule.

La probabilité théorique est prévue par un modèle. La fréquence, elle, est observée après une série d’essais : nombre de réalisations de l’événement divisé par nombre total d’essais. Par exemple, une urne contient 3 billes rouges et 1 bille bleue. Avec remise, la probabilité théorique de tirer une bille rouge est 3/4. Lors d’une série de 20 tirages, obtenir 13 billes rouges donne une fréquence de 13/20 : elle est différente de la probabilité théorique, sans que le calcul initial soit faux.

Sur peu d’essais, les fréquences varient naturellement. En vous entraînant avec un dé, une carte numérotée ou des jetons identiques, comparez toujours le modèle calculé et les résultats réellement observés.

Les questions du moment

Comment expliquer les probabilités ?

Les probabilités servent à mesurer les chances qu’un événement se produise dans une situation aléatoire. Elles prennent une valeur entre 0 et 1. Plus cette valeur est proche de 1, plus l’événement est attendu ; elle ne garantit toutefois jamais le résultat d’un essai unique.

Comment calculer une probabilité en mathématiques en Quatrième ?

Commencez par lister tous les résultats possibles et vérifiez qu’ils sont équiprobables. Comptez ensuite ceux qui réalisent l’événement demandé. Écrivez la fraction cas favorables sur cas possibles, simplifiez-la si nécessaire, puis vérifiez que le résultat est compris entre 0 et 1.

Quelle est la formule de la probabilité ?

Lorsque les issues ont toutes la même chance d’apparaître, la formule est : probabilité d’un événement = nombre de cas favorables divisé par nombre de cas possibles. Cette formule ne s’applique pas directement si certains résultats sont plus probables que d’autres, comme sur une roue aux secteurs inégaux.

Quelle est la différence entre une fréquence et une probabilité ?

La probabilité théorique est calculée avant les essais à partir d’un modèle, par exemple le contenu d’une urne. La fréquence est obtenue après les essais en divisant le nombre de réussites par le nombre total de tentatives. Elle peut varier selon la série observée.

Quelle est la probabilité que la somme de deux dés soit égale à 4 ?

Avec deux dés équilibrés et distinguables, il existe 36 couples de résultats possibles. La somme 4 est obtenue avec les couples (1 ; 3), (2 ; 2) et (3 ; 1). La probabilité est donc 3/36, ce qui se simplifie en 1/12.

Pour calculer une probabilité, commencez par écrire toutes les issues possibles et vérifiez qu’elles sont équiprobables. Comptez ensuite les cas qui réalisent l’événement, formez la fraction puis assurez-vous que son résultat est compris entre 0 et 1. Reprenez l’exemple avec un dessin, un tableau ou un arbre simple : une représentation claire évite de nombreux oublis.

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Gaspard Nivelle

Collège, problèmes et raisonnement

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